Découvrez le mouvement Massorti

L'origine du Mouvement Massorti

En réaction à l'immobilisme de l'orthodoxie et aux excès de la réforme, une voie médiane a émergée au XIXe Siècle

Le judaïsme massorti (appelé Conservative Judaism aux États-Unis et au Canada) est un courant du judaïsme contemporain. Développé sur les bases du judaïsme positif-historique postulé par Zacharias Frankel, il revendique une Halakha évolutive et adaptée aux contraintes de la vie moderne tout en conservant un cadre traditionnel notamment dans les domaines du culte. 
Le mouvement occupe pendant le XXe siècle une position privilégiée dans le judaïsme américain, offrant une pratique moins contraignante que celle du judaïsme orthodoxe tout en conservant une plus grande place aux traditions que dans le judaïsme réformé. Sa position mitoyenne entraîne cependant des différences sensibles entre diverses congrégations massorti et des schismes internes, avec la création en 1963 du judaïsme reconstructionniste par Mordecai Kaplan et, vingt ans plus tard, de l’Union for Traditional Judaism (en) par David Weiss Halivni. À l’orée du XXIe siècle, le mouvement semble connaître un renouveau dans le monde, avec la création de nombreux centres d’obédience massorti notamment en Europe.

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Massorti France

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Massorti dans le monde

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Massorti en France : les dates clés

FAUX : La notion de Halakha est même au centre du judaïsme Massorti. De grands décisionnaires travaillent quotidiennement sur la Halakha et ses possibles évolutions en fonction du contexte historique et sociologique. Toute évolution doit trouver son explication et sa justification dans la Halakha elle-même et dans les interprétations, commentaires et exégèses des sages et des grands rabbins issus du monde orthodoxe, Massorti, Hassidique…

VRAI et FAUX : Le Mouvement Massorti pense qu’il faut accueillir avec bienveillance les personnes désireuses de rejoindre la communauté juive. Le rabbin juge de la motivation du candidat et lui expose, avec objectivité, les difficultés qu’il risque de rencontrer. Si le rabbin et le candidat sont d’accord pour poursuivre le processus, ce dernier doit suivre un cycle d’études (hébreu, cours de pensée juive, Talmud…). Une présence aux offices et une implication dans la communauté sont également demandées. Au terme de sa formation, le candidat passe devant un Beth Din (tribunal rabbinique constitué de trois rabbins). Puis, pour parachever le processus de conversion, l’homme devra se faire circoncire et la femme, comme l’homme, passeront au Mikvé (bain rituel).

FAUX : Comme dans toutes les communautés, les synagogues Massorti sont constituées de personnes Chomerei Chabbat et de personnes moins pratiquantes. La différence vient du fait que tout juif qui a envie de fréquenter la synagogue doit être accueilli sans être ni jugé, ni déprécié, en raison de son degré de pratique.

FAUX : Bien que nous respections le système de pensée défendu par le Mouvement Libéral, le Mouvement Massorti soutient que la Halakha, le Talmud, le Midrash, le Choulkhan Arkhoukh… font partie de la culture et de la tradition juive. Le mouvement Massorti se considère totalement soumis à la Halakha. S’il convient d’instaurer une évolution (place de la femme dans la synagogue, par exemple), elle doit être justifiée sur le plan halakhique. Un rabbin libéral ne se souciera pas forcément d’une telle démarche et justifiera sa décision en se basant beaucoup plus sur des considérations sociologiques et morales que purement légales.

VRAI et FAUX : Si les parents manifestent le désir d’éduquer leur enfant dans la tradition juive, nous accueillons celui-ci avec le plus grand plaisir et le plus grand respect dans nos cours de Talmud Torah et à nos offices. Cependant, pour être reconnu officiellement comme juif, il devra suivre un parcours de conversion (Beth-Din et mikvé – bain rituel-) avant d’effectuer sa Bar ou Bat-Mitsva.

VRAI, MAIS : La circoncision peut être pratiquée en vue d’une conversion. Elle peut être accomplie par un mohel (circonciseur attitré) avec tout le cérémonial religieux. Toutefois, l’acte ne constitue pas encore une conversion mais seulement sa première phase. Les bénédictions prononcées sont différentes que celles habituellement récitées. Elles précisent qu’il s’agit d’une circoncision en vue d’une conversion future. La nomination hébraïque de l’enfant est également différente : au lieu de dire qu’il s’appellera désormais Untel fils de Untel et Unetelle, il est dit que tel sera son nom après avoir suivi un processus de conversion et avoir été immergé dans un mikvé (bain rituel). La nomination d’une fille suit le même processus.